vendredi 8 juillet 2011

« Avatars (récits d'avenirs) » d'Orson Scott Card


Genre: Science Fiction
Editeur: Atalante
297 pages

                C'est tout à fait médiocre. Cependant la plupart des nouvelles est assez intéressante.
                Les idées ne sont pas spécialement innovatrices, sauf « Milles morts », « A moins que l'âme ne tape dans ses mains » et « A la niche ». Ces trois nouvelles m'ont vraiment plu.  Les sujets sont bien présentés, et surtout c'est « parlant » et « frappant ».  J'aime également beaucoup « Faisons comme si ce n'était pas vrai » , qui parle d'une société où la télévision prend une place incontournable. 
                Par contre je ne suis pas arrivée à lire la troisième nouvelle, et la dernière, « L'originiste »,  elles ne m'avaient pas plus. Elles ont été moins bien écrites que les autres. Leur lecture a été fastidieuse.
                Mais globalement les récits sont bien écrits, avec un langage accessible. C'est « sympa » à lire, mais sans plus. Ce n'était pas une lecture marquante pour moi. 
                Je conseille ce livre, cependant j'en ai lu déjà des meilleurs.

samedi 14 mai 2011

"Ailes" d'Aprilynne Pike

« Ailes » d'Aprilynne Pike.

Titre original: « Wings »
Genre: pour la jeunnesse, avec des éléments fantastiques
Editeur: Ada Eds
294 pages

         Moyen. Même très moyen. Je ne vais pais dire « mauvais », juste parce que j'ai arrivé à le lire en entier en trois jour (seulement, pour un livre pareil...).
         L'action? Une fillette (une ado peu mature, pour préciser) découvre des excroissances sur sont dos. Celles-ci deviennent des ailes. Au fil des pages il s'avère que Laurel est une fée. Passionnant, hein? Mais attention, ce n'est pas tout! On y a aussi de l'amour... Laurel tombe amoureuse de deux garçon (de David et de Tamani) en même temps. David est humain, et Tamani une fée (un fée, ça existe?). Bien sûr, Laurel ne sait pas se décider lequel des deux elle aime plus.
         Mais attention encore une fois! Au fil des pages ce n'est pas seulement nul, mais cela devient hilarant! On a le droit à un panier laissé avec Laurel devant la porte (Harry Potter???), et même à une recherche sur Internet sur les fées (Twilight?). Ces ressemblances m'ont fait trop rire ! De plus il y a beaucoup d'incohérences assez drôles. Par exemple, le moment où la mère de Laurel lui demande de faire attention de ne pas tomber enceinte. Et il faut savoir qu'il est précisé que Laurel n'a pas de règles, car les fées n'ont pas de sang. Logiquement, pas de règles = pas de grossesse.

         L'action peu intéressante et trop simple + un écriture et un vocabulaire d'un enfant de primaire + les personnages stéréotypés + une histoire d'amour sans aucun intérêt = un bouquin à ne pas conseiller ! Mais comme même, j'ai un peu ri :)

Dernières nouvelles de la Terre" de Pierre Bordage

« Dernières nouvelles de la terre » de Pierre Bordage



Genre: science-fiction
Editeur:  Atalante
237 pages

         Superbe! J'adore ce livre. C'est un recueil de plusieurs nouvelles de science fiction. Des nouvelles très bien écrites, avec un vocabulaire accessible. Toutes les histoires sont intéressantes (même si certaines j'aime plus, et d'autres un peu moins). Et elles sont horriblement réalistes. Je n'ai eu aucune peine à croire aux histoires racontées. Il y a plusieurs thèmes qui reviennent au fil des pages tels que: transgénose (une maladie apparue après les modifications génétiques qui transforme les humains en monstres), la vie extraterrestre, les changements climatiques, les voyages dans le temps, la suprématie de la technologie, la conception artificielle de la vie (pas de grossesse)...

         Mes nouvelles préférées sont:
1)           « La voix de matin », qui raconte l'histoire des deux jeunes, qui vivent dans un monde où les robots contrôlent les humains. La fuite est impossible.
2)           « Pedrito », l'histoire d'un ancien toréador, qui a passé plusieurs années en prison, car il a toréé après l'interdiction. Il essaye de revivre ses émotions pendant une corrida clandestine comme spectateur.
3)           « Dans le regard des miens ». Un homme revient sur la Terre (après avoir passé 30 ans sur une autre planète). Il veut se venger sur sa famille, qui l'avait cru toujours inférieur à son frère. Cependant, quand il débarque, la Terre est déserte... Pourquoi?
4)           « La nuit des trois veilleur », une nouvelle qui parle de « l'amour » de la conquête des humains.
5)           « Une plage en Normandie ». Les eaux ont monté. La seule destination où il est possible de vivre bien c'est l'Europe. Mais les Européens n'acceptent plus des étrangers chez eux...
6)           « Dernières nouvelles de la Terre ». Le personnage principal qui vit sur une autre planète apprend que la Terre est devenu déserte. Tous les autres habitants de sa planète « s'en fichent ».

Ces nouvelles-là étaient tout simplement captivantes. Elles font partie des meilleurs nouvelles que j'ai jamais lues!De la réflexion, de l'action, des personnages « vivants »... Il y avait tout ce qu'il faut pour une bonne histoire :) Et le plus important, elles donnent à réfléchir.

         Les nouvelles que j'ai aimé une peu moins sont: « En va marcher sur la Lune » et « Mauvaise nouvelle ». Elles ne sont pas mauvaises. Cependant elles ne sont pas aussi bonnes que celles que j'ai déjà citées tout à l'heur... Les autres histoires avaient un lien entre elles. Pourtant  ces deux-là n'avaient pas de rapport avec les autres.

Je conseille ce livre à tout le monde!

mercredi 30 mars 2011

"Fahrenheit 451" Ray Bradbury

« Fahrenheit  451° » de Ray Bradbury

Titre original : « Fahrenheit 451° »
Genre : Science fiction
Editeur : folio SF
213 pages

Ce livre est une très bonne découverte pour moi.
Ce livre n’a rien perdu depuis 1953. Il m’a fait penser sur l’avenir des livres et d’humanité elle-même. De temps en temps j’ai eu l’impression que la société de « Fahrenheit » est une parodie de la notre… J’arrête là mes réflexions. Si non, ça sera trop long.
Le personnage de Montag est très touchant. J’ai observé son évolution au fil des pages avec un vrai plaisir. Montag est un pompier, mais dans ce monde-là les pompiers n’éteignent pas le feu –ils le font. Ici, les livres sont interdits, donc brulés. Pourtant Montag commence à réfléchir. Il se demande pourquoi les livres sont bannis, pourquoi tout le monde doit être identique (conforme à un schéma, modèle établi par la société), à quoi ressemble le passé… Mais dans cette société la réflexion est un crime. Montag devient donc un criminel pourchassé sans aucune pitié ! Sa fuite  nous permet de rencontrer des personnes n’arrivant pas à s’intégrer avec le reste de monde et cachant les livres… Ici les livres représentent une chose perdue – l’individualité. Parce que c’est seulement grâce à notre réflexion et notre passé qu’on est des individus… Et si tout le monde pense la même chose, connait la même chose, aime une même chose, veut une même chose… ?
C’est surtout une bonne critique d’une société de consommation.  De plus une critique très bien écrite. La langue m’a beaucoup plut. Je dirai qu’elle est un peu poétique. J’aime aussi le préface. La fin est intéressante, car elle nous laisse la voie libre pour s’imaginer l’avenir des héros (et des livres)... De plus cela nous donne impression que ce n’est pas simplement une histoire inventée avec un début et une fin, mais une partie d’une histoire beaucoup plus grande et complexe ! On connait juste Montag… Pourtant à côté il y a toute une société. Peut-on y rencontrer d’autres personnes qui pensent, réfléchissent ? Et puis… Quels changements pourront-ils avoir lieu ?
Il est vraiment dommage de passer à côté de ce livre…

lundi 28 février 2011

"Je suis une légende" Richard Matheson

« Je suis une légende » Richard Matheson

Titre original : « I am legend »
Genre : science fiction
Editeur : Folio SF
228 pages

      Un livre génial et frappant. Il m’a impressionné.
      J’ai fait déjà une rencontre, assez moyenne, avec quelques nouvelles de ce auteur. Donc la qualité de ce livre m’a beaucoup surpris. Je ne regrette pas d’avoir donné une deuxième chance aux œuvres de Matheson.
      Un jour les humains (et certains animaux) commencent à tomber malades… A cause de cette maladie ils deviennent des « vampires », des bêtes obligés à se nourrir de sang. Finalement tous sont malades sauf Robert Neville, le héros principal, qui continue à vivre dans ce milieu hostile. Il se crée un but à atteindre. C’est-à-dire il recherche un remède contre la maladie, pourtant il a conscience que cela ne fonctionnera jamais. Il remplit également l’un de ses derniers devoirs envers l’humanité en partant chaque jour tuer les « vampires ». On « rencontre » aussi Ben Cortman, un malade qui relie notre héros principal à sa vie ancienne qu’il renie. De plus chaque nuit Neville est tenté de mourir. 
      Ce livre parle beaucoup de la solitude. Le dernier des hommes accepte et s’habitue à sa solitude en répétant tous les jours les mêmes gestes qui construisent sa vie. Cependant les souvenirs de sa femme et de son enfant ne cessent de le hanter. Et même s’il accepte sa solitude, il s’imagine encore la rencontre avec un autre humain.
      Cette histoire est assez inhabituelle. C’est la fatalité qui règne. Il n’y a aucun espoir. Même la rencontre avec la femme peut-être humaine n’a pas de sens, car deux personnes ne sauveraient pas la planète de toute façon.
      On y parle aussi de l’habitude. Finalement c’est l’habitude qui gagne. Robert Neville, n’a-t-il pas peur au moment où il a cru qu’il a retrouvé un humain ? Cela changerait tant ses habitudes ! De plus au moment où le héros devrait fuir ne reste-t-il pas chez lui ? Il ne peut quitter sa maison même quand sa vie en dépends. On lui donne la chance de changer, de commencer une nouvelle vie… Mais il ne le veut pas. Finalement ce ne sont pas tellement les « vampires » qui l’empêchaient de partir ! Il est devenu prisonnier de ses habitudes.
      La fin m’a énormément surpris ! Il y a qu’une chose à dire : « C’est la majorité qui définit la norme… »
      C’est un livre qui ne raconte pas la fin de monde, mais seulement le commencement d’une ère nouvelle.
      En quelques mots, c’est un livre très bien écrit. Des phrases simples, des mots simples, mais toujours à leurs place. L’histoire est très bien rythmée.  Le personnage principal est très complexe et « vivant ».
      On peut interpréter cette histoire à plusieurs façons. Mais une chose est sûre – elle donne à penser.

jeudi 10 février 2011

"La Voleuse de livres" Markus Zusak

« La Voleuse de livres » Markus Zusak


Titre original : « The Book Thief »
Editeur : Pocket
632 pages

Voila un livre qui m’a profondément marqué. L’un de mes meilleurs livres que j’ai eu occasion de lire. Il est tout simplement génial.
Cela dit, j’ai lu que très peu des livres sur la thématique de la Seconde Guerre Mondiale. Mais ce fait ne m’empêche pas d’affirmer que « La Voleuse de livres » conte une histoire fort inhabituelle. L’histoire se commence en Allemagne avec un train et une mort. Dans ce train on fait connaissance avec Liesel, une petite fille allemande, et c’est son frère qui meure. Ce jour-là Liesel ne perd pas que son frère, mais aussi sa mère. Elle sera adoptée par Hans et Rosa. Au fil des pages des nouveaux personnages apparaissent. Liesel alias La Voleuse de livres, une fille qui aime et haït les mots en même temps et celle qui a perdu tout à plusieurs reprises. Hans, un accordéoniste ayant un grand cœur, et qui n’a pas eu de la chance une seule fois, malheureusement fatale. Rosa, son épouse vulgaire et qui ne sait pas exprimer ses sentiments, cependant cachant une toute autre face. Max, un boxeur Juif qui attend tous les jours que le Führer vienne et puisse être vaincu par lui. Rudy, un garçon qui aime La Voleuse et admire un athlète noir (impensable en Allemagne à cette époque). La femme de maire, qui n’arrive pas à accepter la mort de son fils. Et puis il y a tellement d’autres personnes qui ont des remords, car seulement ils vivent encore… Et enfin la Mort, notre narratrice (très douée). Son visage ici n’est ni stéréotypé, ni ennuyeux – la Mort est un personnage à part entière, un personnage fort touchant, fort charismatique et également humain. Une Mort qui n’arrête pas de s’émerveiller devant les couleurs. Chacun d’eux a son propre histoire bien à lui, son passé et ses rêves. Ils sont tous humains, et tellement « vivants ». Dés la première page, dés le premier mot on plonge dans cette histoire en ne voulant pas rater aucun bout.
La langue, les mots nous emportent et hypnotisent encore, et encore. Pourtant tout cela si poétique ne masque pas la cruauté, mais renforce seulement le manque de sens… Cependant les héros ne perdent pas leur espoir, malgré tout ils sont capables de s’émerveiller devant des choses simples. Cela fait tant le contraste avec un monde bien gris. Ce qu’on ressent pendant la lecture ? C’est triste. C’est amer. Il n’y pas des fanfares, de grand héroïsme, des victoires immenses, de batailles glorieuses… Il n’y a que des gens comme nous et leur vie.
Ce n’est pas une histoire de la guerre, mais des gens tout à fait ordinaires. C’est un livre construit des sentiments humains et d’une infinité des silence (comme le silence d’un accordéon qui n’a plus de musicien). A la fin il ne reste que des mots.
      Car dans ce livre, les mots restent les plus magiques. Ils sont frappant, et tellement beaux. Chaque mot est à sa place idéale. Ils nous ensorcellent. Dans ce livre il n’y a pas de suspense – on sait tout dés le début – à la il n’y a que des mots qui se comptent. Car en fin de compte n’est-ce pas une histoire sur la puissance des mots ? Des mots qui peuvent si facilement devenir dangereux ?

"L'assassin royal" Robin Hobb

« L’Assassin Royal » Robin Hobb



Titre original de 1er tome : « Assassin’s Apprentice »
Genre : fantasy
Editeur : J’ai lu
12 tomes

Je n’ai pas accroché à ce cycle – pourtant j’adore « Les Aventuriers de la Mer ».  J’ai lu juste 4 tomes de « L’Assassin… », les deux prochains prennent de la poussière sur mon étagère.
Fitz, fils illégal de prince Chevalerie, arrive chez les Loinvoyant (famille régnante) et entame l’apprentissage de l’Art. Il devient également un assassin sous les ordres de roi. Pendant ce temps-là les attaques des Pirates rouges s’intensifient. 
Je n’ai pas aimé les personnages principaux. Surtout Fitz, qui pour moi est totalement insipide avec sa philosophie aussi fatigante que banale : « Je fais bien en le tuant ou non ? ». Cela peut être même intéressant au début, mais au bout de deux tomes on se lasse vite. Le seul personnage que je trouve intéressant  c’est dame Patience et peut-être encore sa servante.
L’action est LENTE – horriblement lente. Pendant la moitié ou plus de ces livres il ne se passe RIEN. Vous cherchez des rebondissements ? Vous ne les trouverez pas ici. Vous cherchez de sang, des attaques (le mot « assassin » ça vous dit quelque chose ?) ? Mauvaise adresse ! L’action traite aussi de l’amour… Ouais, pour décrire l’amour entre Molly et Fitz le mot « fascinant »  c’est le dernier que j’utiliserai.
Cependant on retrouve le talent de R. Hobb dans la conception de monde. Elle le construit avec beaucoup de précision. L’atmosphère est bien inscrite dans l’univers. L’auteur utilise une palette de couleurs sombres. Les idées sont originalement présentées.
Pour conclure je dirai que je suis déçue, car R. Hobb peut écrire beaucoup mieux !